Snowshoeing
La raquette autour du lac Témiscamingue

De l’Europe à l’Amérique du Nord et jusqu'en Asie, depuis plus de 4 000 ans, les peuples ont utilisé les raquettes comme moyen de transport pour explorer de nouveaux territoires et se procurer de la nourriture en hiver.

La raquette palmée, telle qu’on la connaît, faite de babiche de cerf tient ses origines des peuples indigènes d’Amérique du Nord. Samuel de Champlain, se référant aux peuples Huron et Algonquin, écrit dans ses mémoires : « L’hiver, lorsqu’il y a tellement de neige, eux (les Amérindiens) font une espèce de raquette qui sont de deux à trois fois plus larges que celles retrouvées en France, qu’ils attachent à leur pieds et ainsi marchent sur la neige sans défoncer, sans quoi ils seraient incapables de chasser ou d’aller d’un endroit à l’autre. »

Aujourd’hui, faire de la raquette est un sport qui est encore très populaire. Une récente étude effectuée par le Centre culturel ARTEM de Temiskaming Shores a démontré que, dans les régions de Rouyn-Noranda au Québec et dans la région de Hearst en Ontario, la raquette est le sport de prédilection, à raison de 50% pour Rouyn-Noranda et 37% pour Hearst. Étant donné sa popularité, le Tour du lac Témiscamingue offre un impressionnant choix de sentiers pour les amateurs de raquette.

Récré-eau des Quinze à Notre-Dame-du-Nord, St-Eugène-de-Guigues et Angliers :

L’un des beaux sites de raquette à découvrir est Récré-eau des Quinze, dans le Temiscamingue québécois. Quatre sentiers de raquette variant entre 1 à 10 kilomètres longent la rivière des Quinze. Le site est bien aménagé. De plus, les amateurs de géocache peuvent profiter de plus d’une douzaine de parcours pour explorer la région. Les sentiers sont entretenus par un réseau de bénévoles.

Sentier de raquette Grande Chute :

Un peu plus loin du côté du Temiscamingue québécois, à 8 km au nord de Laniel, un sentier boisé de 7 km longe la tumultueuse rivière Kipawa. Le parcours est aménagé d’aires de pique-nique et donne accès à de magnifiques points d’observation. Avant d'atteindre la Grande Chute, plusieurs rapides attirent l’attention. Le frima sur les arbres offrent des scènes à couper le souffle.

Gorge Eau claire, à Mattawa :

Dans la région de Mattawa, la Gorge eau claire fait vivre toute une gamme d’émotions à ceux et celles qui s’y aventurent. Il s’agit d’un sentier menant à une chute que l’on entend bien avant de la voir. L’anticipation éprouvée sur le parcours n’a d’égal que le spectacle qui s’offre aux visiteurs. En hiver, le sentier de raquette qui mène à la chute permet de découvrir des eaux turbulentes dans un paysage féérique. Chaque saison apporte son lot de couleurs et de merveilles dans une forêt mixte et un écosystème de pins rouge. Ce joyau touristique dans la région de Bonfield-Mattawa est des plus accessibles. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se retrouver « au milieu d’une chute ». À ne pas manquer!

Discovery Routes Trails Organization :

À North Bay, l’organisme « Discovery Routes Trails Organization » grâce à ses sentiers quatre saisons, nous fait découvrir les richesses du Moyen Nord. Les sentiers qui longent les cours d’eau passent par des villages qui nous font revivre, à travers le parcours historique des Voyageurs, une page mémorable de notre histoire. Nous y retrouvons tout le patrimoine naturel et culturel de la région.

Entre autres, suivez les traces de Champlain et des voyageurs en empruntant le sentier LaVase en hiver (vous pourrez ainsi vous éviter la vase (la boue) et les maringouins!). En été, le portage La Vase est un parcours de canot de 14 kilomètres qui relie le lac Trout au lac Nipissing . Cette route fut empruntée jadis par les Premières Nations qui l’ont fait connaître aux Européens, incluant Étienne Brûlé et Samuel de Champlain. Le parcours devint vite une voie d’accès majeure aux terres intérieures de l’Amérique du Nord.

Le Rocher du diable (Devil’s Rock) à Temiskaming Shores :

Le Rocher du diable se trouve du côté ouest du Lac Témiscamingue, près d'Haileybury. Celui-ci rivalise de beauté et de merveilles avec le « Barron Canyon » du parc Algonquin et avec le « Ouimet Canyon », à l’est de Thunder Bay, près de Dorion. Ce n’est pas seulement la hauteur abrupte du Rocher du Diable qui impressionne et qui vous coupe le souffle, mais c’est surtout la vue panoramique de 180 degré dans trois directions et la ligne de visée ininterrompue au sommet du rocher qui sont extraordinaires. Aucune mention de cette beauté naturelle sur la route 11-Nord. Pourtant le Rocher du diable est facilement accessible. Un court trajet en auto sur la route 567 ainsi qu’une marche sur une courte distance mènent au précipice. Pour une randonnée pédestre un peu plus longue, le Rocher du Diable est également accessible en passant par « Bucke Park », un terrain de camping à proximité. En raquette, le trajet le plus court ne devrait pas prendre plus de 30 minutes et le plus long environ une heure.

Tour du lac Témiscamingue