Nipissing First Nations
La grande et la petite histoire de la région du Temiskaming ontarien et du Témiscamingue québécois
Les passionnés d’histoire pourront satisfaire leur soif de connaissance en découvrant la grande et la petite histoire de la région du Temiskaming ontarien et du Témiscamingue québécois.

Les Premières Nations

Les communautés autochtones habitent le territoire depuis plus de 6000 ans. Le lac Témiscamingue, un élargissement de la rivière des Outaouais, a toujours occupé une place importante comme route commerciale et d’échanges entre les Premières nations. Toute la grande région autour du lac Témiscamingue est un territoire d’occupation traditionnelle algonquine. Aujourd’hui, les nations algonquines sont regroupées principalement autour de ces communautés.

Au Témiscamingue québécois:

Wolf Lake First Nation

Au Témiskaming ontarien:

Temagami First Nation

Les visiteurs qui entreprennent la tournée autour du lac Temiscamingue peuvent découvrir la riche culture autochtone en participant à leurs pow-wow ou en visitant une de leurs galeries d’art. La Première Nation de Timiskaming près de Notre-Dame-du-Nord tient son Pow-Wow annuel au début juin tandis que celui de la Première Nation de Nipissing se tient en septembre, lors de la fête du travail.

Pow wow Timiskaming First Nation

La traite des fourrures

En 1613, Étienne Brûlé fut le premier Blanc à parcourir le territoire du Tour du lac Témiscamingue. Depuis cette première visite, des milliers d’explorateurs et de voyageurs ont parcouru la région en canot ou par chemins de terre. En passant par Mattawa, petite ville à la jonction des rivières Outaouais et Mattawa, le visiteur peut revivre le parcours des voyageurs par le biais de statues géantes représentant les personnages qui ont façonné l’histoire de la région. Vingt-deux de ces sculptures géantes jonchent les rues du centre-ville de Mattawa et des environs, le long de la route 17, prêtes à raconter leurs aventures aux touristes intéressés.

Statues géantes de Mattawa

Lieu historique du Fort Témiscamingue, à Ville-Marie, Québec : Fort-Témiscamingue était à l’époque un autre endroit stratégique pour la traite des fourrures car il était à mi-chemin entre Montréal et la Baie James. Situé à quelques kilomètres hors de la route 101, au sud de Ville-Marie, le fort fut pendant plus de 200 ans un important poste de traite. Aujourd’hui, le site est encore chargé d’histoire et d’attraits. Avec sa Forêt enchantée, ses plages de galets, son cimetière amérindien, les reconstitutions partielles des bâtiments de l’époque, tout un patrimoine culturel et naturel s’offre aux visiteurs. De la pointe du Fort Témiscamingue, on peut apercevoir la Mission St-Claude située de l’autre côté du lac, du côté ontarien.

Lieu historique national du Fort-Témiscamingue

Le musée de la « Sturgeon River House »

Afin de dépeindre et conserver la culture et le patrimoine du commerce des fourrures pendant la période de 1623 à 1879, le musée de la « Sturgeon River House » dans la municipalité de Nipissing Ouest a été créé. Une variété d’événements et d'activités sont organisés au gré des saisons permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire de la région et d’en apprendre davantage sur la récolte et la traite des fourrures.

De nos jours, la traite des fourrures est encore présente bien dans la région. Le plus grand centre de commerce des fourrures se trouve à North Bay. C’est là que les trappeurs, les courtiers en fourrure, les grossistes et les manufacturiers d’un peu partout à travers le monde se donnent rendez-vous pour vendre leur récolte et/ou pour acheter parmi une collection de fourrures de grande qualité les pelleteries destinées à l’industrie de la mode (vêtements et accessoires de fourrures). Une visite du centre est disponible sur réservation.

L’industrie ferroviaire de la région

Grâce à l’expansion progressive du chemin de fer Canadien-Pacifique vers l’ouest, la ville de North Bay fut fondée en 1882. La communauté a acquis de l’importance en 1889 avec l’arrivée de la voie ferrée « Grand Trunk Railway » venant de Toronto, faisant ainsi de la ville une plaque tournante pour le transport ferroviaire. Avec la convergence de ces deux lignes ferroviaires à North Bay, l’endroit est devenu une jonction stratégique pour le transfert des passagers et des marchandises entre l’est et l’ouest.

En 1902, le Nord de l’Ontario devint aussi accessible par chemin de fer lorsque le gouvernement ontarien construisit le « Temiskaming and Northern Ontario Railway ». L’histoire de cette section du chemin de fer est disponible dans l’ancienne gare de North Bay, maintenant devenue un musée.

Musée Discovery North Bay

« Heritage Railway » à North Bay et une reproduction miniature du premier train de North Bay se trouve au parc Mémorial, au bord du lac Nipissing. On peut retrouver l’ambiance des premiers trains à vapeur en faisant une promenade à bord de ce train miniature.

Musée de la gare à Témiscaming, Québec

Une autre page de l’histoire de l’industrie ferroviaire est mise en valeur au Musée de la gare à Témiscaming. Une exposition permanente permet aux visiteurs de retracer le développement de la gare depuis ses débuts en 1927 jusqu’à sa restauration et son ouverture aux visiteurs en juin 1996. En plus de l'histoire du chemin de fer, le Musée relate l'histoire de la ville de Témiscaming et de l'usine de pâtes et papier. Vous pourrez terminer votre visite en parcourant le circuit d'interprétation des anciennes conduites forcées qui permet de découvrir un patrimoine industriel méconnu.

Musée de la Gare

Tout le long du parcours autour du lac Témiscamingue, plusieurs autres gares historiques, entre autres, celle de Temagami, de Cobalt et d’Englehart, par leurs structures et leurs architectures, sont de véritables attraits pour les touristes et les résidents locaux. En 2016, il est possible de visiter la gare récemment rénovée de Cobalt, y consulter le centre d’interprétation et y prendre un café.

Historique de l’industrie minière de la région

Un arrêt dans la petite ville de Cobalt, berceau de l’industrie minière au Canada, est un incontournable pour les gens qui s’intéressent au développement des mines dans le Nord de l’Ontario. Une visite dans cette petite communauté de 1 500 habitants fait découvrir aux visiteurs un siècle d’histoire. De plus, il faut bien dire que cette ruée vers l’argent de 1903 à Cobalt, ainsi que l’arrivée du chemin de fer, ont grandement stimulé le développement du reste du Nord de l’Ontario. Au cours des dernières années, quelques honneurs bien mérités ont été attribués à la ville : en 2001, Cobalt fut déclarée la ville la plus historique de l’Ontario par la chaîne de télévision ontarienne TVOntario; en 2002, elle fut nommée site historique national et en 2003, une pièce de monnaie de un dollar fut frappée pour commémorer le 100e anniversaire de la découverte d’argent à Cobalt.

Héritage minier de Cobalt

Le musée des mines de Cobalt renferme la plus grande collection de minerai d’argent au monde. Une visite sous-terraine d’une mine, organisée par le musée, est possible. Celle-ci permet aux visiteurs de voir et de comprendre les conditions précaires dans lesquelles travaillaient les mineurs de l’époque. Une autre attraction intéressante est la « Silver Heritage Trail », tournée autoguidée qui se fait de préférence en automobile ou à bicyclette. Empruntant des petits chemins secondaires, celle-ci conduit les visiteurs à d’anciens camps miniers. Il y a 20 sites le long du parcours, chacun expliquant l’histoire et les pratiques minières de cette époque jadis prospère.

Musée minier de Cobalt

Autre attrait digne de mention est le circuit pédestre sur l’histoire de Cobalt. Développé par le Centre culturel ARTEM, le circuit est accessible via une application TIC (Tournées interactives communautaires). L’application est téléchargeable sur un téléphone intelligent (i-phone) ou sur une tablette (i-pad). Les capsules sont aussi disponibles sur le site web.

La ruée vers l’argent de Cobalt, la richesse qui y fut découverte ainsi que l’expertise acquise ont provoqué la ruée vers l’or d’Elk Lake, de Matachewan et de Kirkland Lake. Le musée «  Sir Harry Oakes Château », à Kirkland Lake, relate l’histoire fascinante de ces mines et des prospecteurs qui, pour plusieurs, sont arrivés avec quelques sous en poche et sont repartis millionnaires.

Pour ceux et celles qui aimeraient revivre cette époque, les Suites des Présidents de Haileybury offrent des soirées et des chasses au trésor historiques au cours desquelles, par des jeux de rôle, s’animent les personnages qui ont vécu la ruée vers l’argent de Cobalt.

Du côté du Québec, la Balado découverte de l'Est témiscamien, un circuit patrimonial avec application pour téléphones intelligents, vous transportera jusqu'à Belleterre. Découvrez l'histoire de cette ville qui est née de la découverte d'un gisement d'or.

Histoire de l’industrie agricole

Du côté québécois

À Ville Marie, au Témiscamingue québécois, découvrez l’histoire du Frère Moffet, aussi connu comme le Père de l’agriculture au Témiscamingue. En visitant la « Maison du Frère Moffet », maison qu’il a lui-même construit en 1881, on apprend à connaître ce grand homme qui a façonné l’histoire de l’agriculture et de la colonisation au Témiscamingue.

Maison du Frère-Moffet

À ne pas manquer, le tour de ville en vélo-taxi pour découvrir cette petite ville charmante qu’est Ville-Marie.

Le Musée de Guérin, dans le village du même nom, vous transporte dans une paroisse rurale des années 1940 et1950. Le site, composé de la maison du cultivateur, de l'ancien presbytère, d'une grange et de l'église, relate le mode de vie de l'époque.

Musée de Guérin

La Balado découverte de l'Est témiscamien, un circuit patrimonial avec application pour téléphones intelligents, vous transportera à Fugèreville et Laforce pour vous raconter l'histoire de la colonisation agricole.

Du côté ontarien

Le musée « Little Claybelt » relate l’histoire des premiers colons dans cette grande zone agricole du Témiskaming ontarien.

Musée Little Claybelt

La « Tournée interactive sur les 100 ans de l’agriculture au Temiskaming », telle qu’élaborée par le Centre culturel ARTEM, fait également découvrir, sous un autre angle, l’histoire de ces hommes, de ces femmes et de ces familles qui, par l’agriculture, ont toujours été au cœur du développement de la région. Encore aujourd’hui, l’agriculture demeure un élément essentiel à l’économie locale.

Histoire de l'industrie forestière

C'est grâce au système hydrographique du bassin de l'Outaouais qu'a pu se développer l'industrie forestière autour du lac Témiscamingue dans la deuxième moitié du 19e siècle. La rivière des Outaouais et ses affluents ouvrent l'accès à de grandes étendues boisées et permettent le flottage du bois sur de longues distances à une époque où il n'y a aucun système de transport routier ou ferroviaire au Témiscamingue. À Angliers, au Témiscamingue québécois, embarquez à bord du remorqueur T.E. Draper, un bateau de 100 tonnes exposé en cale sèche, et revivez l'époque du flottage du bois.

Remorqueur T.E. Draper

Toujours à Angliers, le Chantier Gédéon fait revivre la vie des bûcherons aux visiteurs. Une reconstitution d'un camp des années 1930-1940 avec dortoir, cuisine, camp du contremaître, écurie et camp du "jobber".

Chantier Gédéon

Au parc provincial de Marten River, c'est une reconstitution d’un camp de bûcherons du 19e siècle qui vous attend. Découvrez le musée, les bâtiments du camp et le matériel d'exploitation forestière de période.

Un court trajet en voiture vers le Nord, vous rencontrerez la ville de Latchford, sur les rives de la rivière de Montréal. Cette ville a joué un rôle important dans l'industrie de l'exploitation forestière de l'Ontario. Vous trouverez le « Ontario Loggers Hall of Fame » qui met en vedette les leaders de l'industrie forestière. Sur le site, vous trouverez également des bâtiments historiques qui représente l'industrie forestière dans les années 1940.

Tour du lac Témiscamingue